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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 07:04

Le 12 décembre prochain, le 10e arrondissement honore les résistants fusillés par l'occupant nazi le 15 décembre 1941



Fusillés du 15 décembre 1941 : 68e anniversaireLa politique des otages mise en place par les Nazis pour lutter contre la Résistance culmine le 15 décembre 1941 : ce jour-là, des dizaines d'otages juifs et/ou communistes sont fusillés par les Nazis, au Mont Valérien et ailleurs en France. Cette année, les cérémonies d'hommage aux fusillés du 15 décembre auront lieu dans le 10e arrondissement.


Vendredi 11 décembre à 19h : à l'occasion du 110e anniversaire de sa naissance, la mémoire de Lucien Sampaix sera particulièrement honorée. Lucien Sampaix, communiste, résistant, journaliste et secrétaire général de l'Humanité, fusillé le 15 décembre 1941, a donné son nom à une rue du 10e arrondissement.


« Une vie de combats et de résistance : Lucien Sampaix, fusillé à Caen le 15 décembre 1941 ».


Conférence animée par Alexandre Courban, Docteur en Histoire et président de l'association Mémoires d'Humanité.
En salle des mariages, mairie du 10e.


Samedi 12 décembre, Rémi Féraud, Maire du 10e, Catherine Vieu-Charier, adjointe au Maire de Paris, l'Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et de leurs Amis (Anffmrfa), les familles des fusillés de Caen du 15 décembre 1941, le Comité du Souvenir des Fusillés du Mont Valérien et de l'Ile de France, l'Amicale de Chateaubriant -Voves -Rouillé et la C.A.F.A.C du 10e vous invitent aux cérémonies de ce 68e anniversaire :


  • à 10h 30, place Bonsergent : hommage à Lucien Sampaix.
  • à 11h 30, à la mairie du 10e : cérémonie en l'honneur de tous les fusillés.

Contact : Jean Darracq 01 48 93 29 82 ou 06 85 76 19 90

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 12:02
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 03:43
L'adjoint au maire PS du Xe arrondissement de Paris chargé des affaires scolaires, Julien Bobot, a été renvoyé le jeudi 14 mai dernier devant le tribunal correctionnel de Paris pour détention d'images à caractère pédopornographique.

Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer une activité en lien avec des mineurs, il a été convoqué devant le tribunal correctionnel pour être jugé à une date ultérieure, non précisée dans l'immédiat, selon cette source, confirmant une information du Journal du dimanche.


Agé de 34 ans, adjoint PS, Julien Bobot est chargé de mission à la Ligue de l'enseignement. De nombreuses images pédophiles ont été retrouvées sur ses ordinateurs personnel et professionnel, selon le JDD.


Dans un communiqué publié dimanche, la mairie du Xe arrondissement annonce que l'élu a démissionné de son mandat électif. "Le maire (Rémi Féraud, ndlr) a accepté sa démission, qui prend effet immédiatement"

La pedopornographie face à la loi


La détention d'images pédopornographiques est punie en tant que telle, de même que, depuis la loi de mars 2007, la consultation habituelle de services en mettant en ligne des images de ce type (2 ans ou 30 000 euros). " Il s'agit de la majorité des affaires portées devant le tribunal, indique François Sottet, vice procureur au parquet des mineurs de Paris. Les auteurs sont le plus souvent repérés par les services de veille de la police et par les fournisseurs d'accès à Internet ".

Qu'est-ce que la pédophilie ?

La pédophilie est une manière anormale d'aimer et de vouloir être aimé, l'attirance sexuelle d'un adulte envers les personnes impubères. La pédophilie est classée en tant que trouble de la préférence sexuelle. En France, comme dans la plupart des sociétés modernes, ce type d'attirance est considéré comme une perversion sexuelle et les activités s'y rapportant sont condamnées par la loi. De ce fait, dans le langage courant, le terme pédophilie a une forte connotation péjorative et le terme pédophile est souvent utilisé par abus de langage pour désigner une personne condamnée par la justice pour des crimes ou délits en rapport avec l'abus sexuel sur mineur ou la pornographie infantile. Cet abus de langage peut même être considéré comme diffamatoire pendant que la pédophilie reste classée comme une maladie mentale par l’OMS.

Selon les résultats d’une nouvelle étude rendus publics par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), la pédophilie pourrait être causée par des circuits défectueux dans le cerveau. Lors de cette étude, on a utilisé des examens effectués à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et une analyse informatique sophistiquée pour comparer un groupe de pédophiles et un groupe de personnes ayant commis des crimes à caractère non sexuel. On a constaté qu’il y avait beaucoup moins de « substance blanche » dans le cerveau des pédophiles. Cette substance relie entre eux les divers circuits du cerveau.

L’étude, qui a été publiée dans le Journal of Psychiatric Research, remet en question la croyance populaire selon laquelle la pédophilie est attribuable à un traumatisme ou à de mauvais traitements survenus pendant l’enfance. Cette découverte est la preuve la plus convaincante jusqu’à maintenant que la pédophilie est plutôt attribuable à un problème de développement du cerveau.

D’autres études effectuées par la même équipe de chercheurs indiquaient qu’il semblait y avoir un lien entre la pédophilie et le développement du cerveau. Les pédophiles ont un quotient intellectuel inférieur, sont trois plus susceptibles d’être gauchers et, en général, sont plus petits que les personnes qui ne sont pas pédophiles.

« Rien n’indique dans cette étude que les pédophiles ne devraient pas être tenus criminellement responsables de leurs actes, a déclaré le Dr James Cantor, psychologue à CAMH et chercheur principal responsable de l’étude. Ce n’est pas parce qu’une personne est incapable de choisir ses intérêts sexuels qu’elle ne peut pas choisir les gestes qu’elle posera. »

Cette découverte indique qu’on devrait effectuer d’autres recherches sur la façon dont le cerveau contrôle les intérêts sexuels. Les résultats de telles recherches pourraient être utilisés pour élaborer des stratégies de prévention de la pédophilie.

Au total, 127 hommes ont participé à l’étude. Il y avait approximativement le même nombre de pédophiles et de personnes ayant commis des infractions à caractère non sexuel.

Le Kurt Freund Laboratory de CAMH a été créé en 1968. Il demeure l’un des plus éminents centres de recherche et de diagnostic de la pédophilie et d’autres troubles sexuels au monde.

 




En raison des innombrables dérives observées dans les posts d'autres sites/blog évoquant cette actualité, nous prenons la décision de ne pas les autoriser ici.
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 20:58

La mairie du 10e entend améliorer l’accueil des nouveaux habitants et valoriser la richesse de la vie locale et ce qu’elle doit à la vitalité démocratique de l’arrondissement.

C'est dans ce but qu'elle a publié un guide indispensable à tous les parisiens du 10ème arrondissement téléchargeable d'un simple clic !


Vous recherchez des informations sur une association du 10e ? Vous souhaitez que votre association soit répertoriée dans le guide ? Le guide associatif interactif est à votre disposition. Il répertorie à ce jour plus de 230 associations et offre la possibilité de les rechercher par thématique ou par ordre alphabétique sur le site de la mairie du 10ème.
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 02:54

Le but de la campagne « votation citoyenne » est d’obtenir en France le droit de vote et d’éligibilité de tous les résidents étrangers aux élections locales, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays européens.







Cette campagne, à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme, est soutenue par des dizaines d’organisation signataires de l’appel, relayées localement dans notre arrondissement. Les résidents français et étrangers seront appelés à s’exprimer en mettant dans l’urne un bulletin répondant à la question : «Êtes-vous pour la reconnaissance du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales ?»
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 02:44
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 17:32




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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 23:45
feraud.jpgRémi Feraud et Vikash Dhorasoo,  ancien joueur du Paris Saint-Germain



Rémi Féraud, 36 ans, vit dans le 10e arrondissement depuis une dizaine d’années.

1989-1995 : diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris puis de Sciences-Po.

1993 : adhère au Mouvement des Jeunes Socialistes dont il devient responsable du groupe Nord-Est Parisien.

1995 : entre au PS au moment des campagnes présidentielle et municipale, auxquelles il participe activement.

1998 : intègre les services de la ville de Montmagny (Val-d’Oise) ; il est élu secrétaire de section par les militants socialistes du 10e.

2001-2002 : travaille au sein du cabinet d’Alain Richard, où il est un proche collaborateur du Ministre de la Défense.

Depuis 2002 : il est assistant parlementaire de Danièle Hoffman-Rispal, députée de Paris.

Depuis 2001 : il est Premier adjoint au Maire du 10e arrondissement ; il joue un rôle central dans l’équipe de Tony Dreyfus et dans la mise en œuvre de la politique municipale.

C’est cette expérience qui l’a déterminé à s’engager dans la bataille des municipales de 2008, et à vouloir porter dans le 10e arrondissement le projet de Bertrand Delanoë pour Paris.



Agé de 36 ans, Rémi Féraud est parisien depuis plusieurs générations par ses grands-parents maternels. Ces derniers, comme beaucoup de Savoyards, se sont installés au début du 20ème siècle dans les quartiers populaires de Paris.
Ses parents, cadre d’entreprise et enseignante, lui ont apporté très jeune le respect des valeurs républicaines et, tout comme son frère cadet, il suit l’enseignement public de la maternelle au lycée.


En 1988, le bac obtenu, il entre en prépa-HEC, puis intègre un an plus tard l’Ecole supérieure de commerce de Paris. Mais son souhait n’étant pas de faire carrière dans le monde de l’entreprise, il choisit de prolonger ses études à Sciences-Po en 1992.


En 1996, il effectue son service national dans l’armée de l’air. Il cède ensuite assez vite au goût de la cité. C’est ainsi qu’il a l’opportunité d’intégrer l’équipe d’une ville du Val-d’Oise, Montmagny, où au cœur de la banlieue, il travaillera comme responsable de la communication municipale avec un jeune maire socialiste engagé dans un difficile chantier de rénovation et de modernisation urbaine.


Il quitte ce poste début 2001, répondant alors à la proposition d’Alain Richard, Ministre de la Défense du gouvernement Jospin. Il découvre l’exigence, voire parfois l’abnégation de la vie des cabinets ministériels. Mais ce fut surtout un moment passionnant et riche de bouleversements importants : suppression du service militaire, construction d’une Europe de la défense, attentats du 11 septembre avec ses répercussions sur le monde. Ce fut aussi une période où s’enchaînerent avec le Ministre de nombreux voyages, de Washington au Kosovo comme aux quatre coins de la France.


En 2002, Rémi Féraud devient collaborateur parlementaire de Danièle Hoffman-Rispal, nouvelle députée de la 6ème circonscription de Paris, élection emblématique après le 21 avril 2002.


Après le rythme des ministères, c’est celui du Parlement qui apporte son lot de nouveaux dossiers d’envergure nationale : affaires sociales, assurance maladie, droit du travail, retraites, personnes âgées… Autant de sujets qui l’occupent encore à ce jour au côté d’une parlementaire exigeante et active au sein du groupe socialiste de l’Assemblée nationale.

Parallèlement à ce parcours professionnel, il approfondit avec détermination son engagement politique au sein du Parti socialiste et, fidèle à ses convictions de liberté et de justice sociale, il affermit aussi sa conviction européenne qui l’amènera à soutenir le projet de traité constitutionnel. Ses choix de militant et de responsable politique sont toujours motivés par son souci d’être sincère dans ses convictions et d’être utile dans son engagement à la famille socialiste.

C’est par le souvenir précis de ses premières manifestations de lycéens contre les lois « Devaquet » en 1986 qu’il illustre le temps de ses premiers engagements. En 1993, il adhère au mouvement des jeunes socialistes (MJS) et devient rapidement responsable du groupe Nord-Est parisien. Il entre au PS en 1995 pour participer activement aux campagnes présidentielle et municipale. Il prend aussitôt des responsabilités dans la section socialiste du 10ème et en est élu par les adhérents au poste de secrétaire en 1998.


Dans ses fonctions au PS comme dans l‘exercice de son mandat d’élu, Rémi Féraud s’emploiera toujours à rassembler les socialistes, quelles que soient leurs sensibilités et plus largement la gauche, en veillant à ce que chacun ait les moyens de travailler et de faire valoir ses idées.


Il s’implique également dans la vie associative de l’arrondissement et fonde l’association « QDM », partenaire d’un club de prévention du 10ème, avec le but d’aider les jeunes en difficulté à réaliser leurs projets. Déterminé à inscrire les socialistes du 10ème dans les combats locaux, il engage la section auprès des associations et des habitants du 5/7 rue Louvel-Tessier, immeuble tristement symbolique du « mal-logement » de l’Est parisien. Avec les mêmes convictions, il sera entièrement du combat mené par de nombreux habitants en faveur de l’ouverture du centre Beaurepaire pour personnes toxicomanes.

Habitant de l’arrondissement depuis 1998, ayant appris à le connaître très bien, il lui est essentiel de garder le temps nécessaire à sa vie personnelle, aux amis proches, à la littérature et son goût de l’histoire de France, mais aussi à ces temps d’évasion et de rupture où il satisfait sa curiosité de découvrir l’autre, les grandes villes comme de nouveaux paysages, allant alors de l’Afrique, aux Etats-Unis, de l’Europe aux sommets du Tibet, en passant par le retour fréquent au village des origines paternelles dans les montagnes du haut pays niçois.

C’est comme chef de file des socialistes qu’il animera également toutes les campagnes électorales de 1998 à 2007, élections qui verront la gauche progresser significativement dans l’arrondissement. Membre du bureau fédéral du PS parisien depuis 2000, il est chargé par Patrick Bloche des relations avec les partis politiques de gauche, en particulier pour négocier les accords électoraux.

A Paris, son engagement derrière Bertrand Delanoë intervient très tôt, au tout début de la campagne interne pour choisir le candidat à l’Hôtel de Ville. En 2001, Rémi Féraud est candidat pour la première fois aux élections municipales sur la liste de Tony Dreyfus, qui le nomme premier adjoint à la mairie d’arrondissement, marquant ainsi sa volonté de maire nouvellement réélu de mettre les socialistes locaux au cœur de l’équipe municipale.


En cohérence avec l’équipe de Bertrand Delanoë et en totale confiance avec le maire du 10ème, il joue un grand rôle dans la mise en œuvre de la politique municipale, se passionnant pour son rôle d’élu en même temps qu’il en découvre les difficultés. C’est cette période qui confortera sa détermination à s’engager dans la campagne d’investiture pour la tête de liste pour les municipales de 2008. Ce choix est un vrai choix, mûrement réfléchi. Ce choix est le fruit de la rencontre entre des convictions politiques profondes et son attachement au 10ème arrondissement.



Le samedi 29 mars à 15h en salle des mariages de la mairie du 10e se tiendra le premier conseil d’arrondissement de cette nouvelle mandature, séance durant laquelle seront officiellement élus le Maire ainsi que ses adjoints.



 Les élus de la majorité :


1- Rémi Féraud (PS) Conseiller de Paris
2 - Olga Trostiansky (PS) Conseillère de Paris
3 - Bernard Gaudillère (PS) Conseiller de Paris
4 - Véronique Dubarry (Les Verts) Conseillère de Paris
5 - Alain Lhostis (PCF) Conseiller de Paris
6 - Alexandra Cordebard (PS) Conseillère d’arrondissement
7 - Julien Bobot (PS) Conseiller d’arrondissement
8 - Hélène Duverly (PS) Conseillère d’arrondissement
9 - Eric Algrain (PRG) Conseiller d’arrondissement
10- Marie-Thérèse Eychart (PCF) Conseillère d’arrondissement
11 - Mehdi Guadi (Les Verts) Conseiller d’arrondissement
12 - Elise Fajgeles (PS) Conseillère d’arrondissement
13 - Alain-Pierre Peyraud (PS) Conseiller d’arrondissement
14 - Salomé Meiers Naem (PS) Conseillère d’arrondissement
  15 - Paul Simondon (PS) Conseiller d’arrondissement
16 - Sybille Fasso (PS) Conseillère d’arrondissement



1.jpg2.jpg3.jpg
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Les élus de l’opposition :

6.jpg1 - Lynda Asmani ( UMP) Conseillère de Paris
2 - Serge Federbusch (UMP) Conseiller d’arrondissement










Serge Federbusch est nommé chef des services d'expansion économique, en Malaisie. Né en 1960, maîtrise de droit public, DEA en histoire, IEPParis, ...

 

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 22:58
Rémi Féraud élu avec 74,96 % des voix

remi-feraud-csm.jpg" Au 2nd tour des élections municipales, vous avez accordé 75 % de vos suffrages à la liste que je conduisais dans le 10e arrondissement.

Je veux vous exprimer ma reconnaissance et celle de l’ensemble de mes colistiers pour la confiance exceptionnelle que vous nous avez témoignée.

Notre équipe mettra en œuvre les engagements pris envers toutes et tous dans cette campagne pour améliorer la qualité de vie, développer la mixité sociale et la solidarité, favoriser le dynamisme économique et commercial, soutenir la création artistique et faire vivre la démocratie.

Avec Bertrand Delanoë, nous placerons le 10e au cœur du mouvement de Paris.

Merci de votre confiance ".

Rémi Féraud



2e-tour.jpg

elections2.jpg

La gauche est largement confortée, la droite doit se reconstruire. "Paris a exprimé sa confiance dans l'avenir", s'est réjoui Bertrand Delanoë, dimanche 16 mars, sous les lambris de l'Hôtel de Ville. "Mais il n'y a nulle place pour l'autosatisfaction ni pour le relâchement de l'action", a-t-il ajouté après avoir salué, parmi les nombreux invités, Lionel Jospin, radieux, au côté de sa femme, Sylviane Agacinski.


Avec 57,7 % des voix au second tour, la gauche amplifie son score du premier tour (41, 6 %). Pour la première fois, le PS, le PCF, le PRG et le MRC alliés aux Verts sont majoritaires en voix dans la capitale. "On monte très haut dans les douze mairies de gauche sortantes", se félicitait, dimanche, Patrick Bloche. Le patron de la fédération socialiste de Paris fait partie des trois maires PS élus au premier tour. "On ne pourra plus dire que l'élection de la gauche dans le 12e est un accident", se réjouissait Michèle Blumenthal, maire (PS) réélue avec 64,77 % des voix contre 51 % en 2001. Le PS réalise son meilleur score dans le 10e arrondissement, où Rémi Féraud succède à Tony Dreyfus avec 74,96 % des suffrages.

Le PS fait aussi des avancées dans les arrondissements de droite. Avec 47,25 % des voix dans le 17e, Annick Lepetit (PS), qui se présentait contre Françoise de Panafieu (UMP), accroît de plus de douze points le score de la gauche en 2001. La chef de file de la droite, maire sortante du 17e, est réélue, mais, dans cet arrondissement, l'UMP perd un conseiller au profit du PS. La majorité sortante, qui détenait 92 sièges au Conseil de Paris, en rafle cinq de plus : les Verts reculent, passant de 17 à 9 sièges, mais le PS enregistre une forte progression.

"FAIRE MIEUX ET PLUS VITE"

Malgré son net recul en voix, la droite conserve ses huit mairies d'arrondissement. Alors que la gauche espérait ravir le 5e à Jean Tiberi (UMP), celui-ci a conservé son fief à la faveur d'une triangulaire avec le MoDem. Dans le 7e, Rachida Dati (UMP) est élue et la droite récupère le siège de conseiller de Paris gagné par la gauche en 2001. Dans le 8e, François Lebel, maire sortant (UMP), arrive largement en tête devant Pierre Lellouche, le candidat officiel de l'UMP. Malgré ce duel interne à la droite, celle-ci ne perd pas de siège.

"La droite résiste", voulait croire Mme de Panafieu, dimanche. Mais sa défaite aiguise les ambitions de tous ceux qui, à l'UMP, sont candidats au "leadership" de l'opposition, et ils sont nombreux. Claude Goasguen et Bernard Debré, élus sur la même liste, dans le 16e arrondissement, au premier tour, envisageraient de constituer chacun un groupe politique au Conseil de Paris.

De son côté, le MoDem ne sauve qu'un siège sur les dix qu'il détenait. Seule Marielle de Sarnez est réélue dans le 14e arrondissement.

S'efforçant, dimanche, de rester sur le terrain municipal, Bertrand Delanoë a invité les élus à se mettre très vite "au travail". "Nous devons faire mieux et plus vite que dans le mandat qui s'achève", a-t-il prévenu. Fort de sa victoire, le maire sortant est confronté à un double défi. Primo, il va devoir amplifier l'effort engagé depuis 2001 en matière de logement social, de construction de crèches et de développement des modes de transport alternatifs à la voiture. Secundo, il s'est assigné un nouvel objectif prioritaire : "la création d'emplois" à travers "l'innovation et le développement durable".

Seule "une vraie solidarité" entre la capitale et les départements limitrophes donnera "son efficacité" aux politiques du logement, des transports, et aux efforts de la Ville en matière de développement économique, indiquait-il dans Les Echos du 5 mars. Or, ce "changement d'échelle" ne se fera pas sans l'appui de la région et de l'Etat. Pour réaliser "Paris-Métropole", autrement dit le "Grand Paris" que Nicolas Sarkozy appelle aussi de ses voeux,M. Delanoë va devoir imaginer une forme de partenariat originale avec le chef de l'Etat.

Béatrice Jérôme - Le Monde 17 03 08

 


Lors de la réunion publique dans le quartier Château-d’Eau - Lancry le 28 février dernier, Rémi Féraud a fait les propositions suivantes pour le quartier

Depuis 2001, le 10e est au cœur du mouvement de Paris. Dans le quartier Château-d’Eau / Lancry, nous avons mené de nombreuses réalisations : transformation du boulevard de Magenta, extension du jardin Villemin et création d’un jardin partagé, rénovation et ouverture au public des Récollets, aménagement du « réseau vert » rue René Boulanger, élargissement des trottoirs des rues de Lancry et des Vinaigriers pour les rendre plus agréables et commerçantes, ouverture de la crèche des Récollets et d’une halte-garderie dans la Mairie, extension des locaux du Conservatoire.

Nos propositions pour le quartier :

  • aménager le cœur du 10e : transformation du parvis de la gare de l’Est et du terminal de bus du boulevard de Strasbourg, création d’une esplanade devant l’ancien couvent des Récollets, rénovation complète du square Saint-Laurent ;
  • transformer la place de la République en un vrai espace de vie pour les Parisiens, en diminuant la place de la voiture et en facilitant l’accès des piétons à un terre-plein central végétalisé ;
  • poursuivre le « réseau vert » vers le canal Saint-Martin par les rues Taylor et Lucien Sampaix, après avoir amélioré les réalisations actuelles dans la rue René Boulanger ;
  • créer un grand auditorium dans le Conservatoire municipal Hector Berlioz ;
  • ouvrir de nouvelles crèches pour répondre aux besoins des familles du quartier ;
  • mettre en valeur le marché couvert Saint-Martin, préserver le commerce de proximité et lutter contre la monoactivité en s’appuyant sur l’action confiée par la Ville à la Semaest ;
  • améliorer la propreté par des interventions plus fréquentes des services de nettoyage municipaux et en mettant en place des actions de prévention et de verbalisation.
Le programme pour le Xe en détail

 

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 01:54

Lazare Ponticelli, né Lazzaro Ponticelli le 7 décembre 1897 dans le hameau de Groppo Ducale à Bettola en Italie, était le dernier poilu de la guerre 1914-18. Il est décédé ce mercredi, le 12 mars 2008, au Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne en France.

ponticelli-dernier-poilu.jpgLazare Ponticelli était officiellement le dernier poilu français depuis le décès de Louis de Cazenave le 20 janvier 2008. Doyen des Français, il est aussi le neuvième homme de nationalité française à entrer dans la liste des supercentenaires. Il est décédé le 12 mars 2008 à l’age de 110 ans. C’est la présidence de la République qui a annoncé la mort du dernier poilu français.

Lazare Ponticelli est né à Bettola, petite ville du nord de l’Italie dans la région de Plaisance, dans une famille très pauvre de sept enfants qui vit à Cordani un village de montagne. Son père travaille sur les foires et est aussi à l’occasion menuisier et cordonnier. Sa mère cultive le petit lopin de terre familial et trois fois par an descend travailler comme journalière dans les rizières de la plaine du Pô. Sa mère part en France pour essayer de gagner plus d’argent alors que son fils Lazare n’a que deux ans. Son père et son frère aîné décèdent brutalement quelques temps après. Le reste de la famille décide alors de tenter aussi sa chance à Paris et laisse le petit Lazare chez des voisins.

L’enfant commence à travailler dès l’âge de six ans, capturant des volatiles et fabriquant des sabots. Il utilisera l’argent gagné pour prendre le train et se rendre à Paris en France. Ne sachant pas si ses économies seraient suffisantes pour acheter un billet Piacenza-Paris, il décida de courir derrière le train jusqu’à la frontière française, avec ses sabots sur l’épaule pour ne pas les abîmer. Il débarque Gare de Lyon, en 1906 à 9 ans, sans savoir ni lire, ni écrire, ni parler français.

En France, il reste trois jours et trois nuits dans la gare, jusqu’à ce qu’un chef de gare le remarque. Celui-ci tenta de l’interroger sur sa présence ici mais Lazare, ne connaissant pas le français, ne put que lui répéter le nom d’un bistrotier, point de passage des Italiens de son village travaillant à Paris et dont on lui avait parlé avant son départ. Par chance, le chef de gare reconnut le nom et le conduisit chez le cafetier dont la femme le prit sous son aile.

Il commença à travailler comme ramoneur à Nogent-sur-Marne, où résidait une importante communauté italienne (Les Ritals), puis devint crieur de journaux à Paris. Il garde d’ailleurs un souvenir vif du jour de la mort de Jean Jaurès le 31 juillet 1914, car, à cette occasion, les gens s’arrachèrent ses journaux place de la Bastille. Il travailla également comme coursier pour Pierre et Marie Curie.

Première Guerre mondiale

Dès le début de la Première Guerre mondiale, en trichant sur son âge, il s’engagea dans le premier régiment de marche de la Légion étrangère, de Sidi-Bel-Abbès, où il retrouva d’ailleurs l’un de ses frères, et fut envoyé sur le front à Soissons.

En mai 1915, il se trouve près de Verdun, lorsqu’il est démobilisé. En effet, avec l’entrée en guerre de l’Italie, il doit rejoindre l’armée italienne. Refusant de quitter l’uniforme français, c’est accompagné de deux gendarmes qu’il est amené à Turin. Il est enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les Autrichiens dans le Tyrol.

Il connaît alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes (beaucoup d’Alpini du Tyrol italien parlent l’allemand). Sa compagnie est alors sanctionnée par l’État-major et envoyée dans une zone de combats plus rude, à Monte Cucco, aujourd’hui en Slovénie. En charge d’une mitrailleuse, il sera blessé sérieusement à la joue par un éclat d’obus lors d’une sanglante offensive italienne contre les positions ennemies. Il est opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples. Il retourne au front en 1918 à Monte Grappa où il est confronté aux attaques au gaz, tuant des centaines de ses camarades :

« Des hommes, touchés par les gaz, gonflaient et mouraient par paquets. Ceux qui arrivaient derrière étaient obligés de leur marcher dessus. Les corps éclataient comme des ballons... »

C’est là qu’il apprend la signature de l’Armistice.

Démobilisé et de retour en France en 1920, il fonde avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, une société de fumisterie (Ponticelli Frères), entreprise qui deviendra une petite multinationale dans le domaine de la construction et de la maintenance industrielle, principalement dans le pétrole et le nucléaire, employant plus de 3 500 personnes.

Seconde Guerre mondiale

En 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Lazare demande et obtient la nationalité française. Il s’engage au 3e bureau du département de la Seine. Mais jugé trop vieux pour le service actif, il est renvoyé à son entreprise où l’on estime que ses services seront plus profitables à l’effort de guerre. Il évacue cette dernière en zone sud non occupée par les Allemands. Lors de l’occupation de cette dernière en 1942, il retourne à Paris et s’engage dans la Résistance. Il prendra sa retraite en 1960.

Retraite et souvenirs

Comme beaucoup de poilus, Lazare Ponticelli n’a pas parlé de ce qu’il a vécu lors de la Première Guerre. Ce n’est que ces dernières années qu’il a accepté de témoigner dans des écoles et auprès de journalistes.

« Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous... »

« On ne voulait pas faire la guerre, on nous l’a fait faire » en effet, toute désobéissance vous conduisait au mieux « De Verdun à Cayenne » au pire vous valait le peloton d’exécution. »

Entre le 20 janvier 2008 et le 12 mars 2008, il a été le dernier poilu vivant, après la mort de Louis de Cazenave. Comme ce dernier, il avait manifesté son opposition à avoir des obsèques nationales[5]. En 2005, le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le président de la République, avait décidé que seraient organisées des obsèques de portée nationale pour le dernier combattant de 14-18 et que celui-ci serait enterré au Panthéon. Lazare Ponticelli a déclaré « Je refuse ces obsèques nationales. Ce n’est pas juste d’attendre le dernier poilu. C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient. On n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffit ». Il estime que le travail de mémoire arrive trop tard. « On s’en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n’était plus nombreux et qu’on était fatigués. ». Sa fille a indiqué que si elle pouvait accepter une cérémonie nationale simple dédiée aux morts de la Première Guerre mondiale, elle exige que son père soit enterré dans le caveau familial.

Le 11 novembre 2007, il assiste à ses dernières commémorations de l’Armistice dans sa ville du Kremlin-Bicêtre et le 16 décembre 2007, il est reçu à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration à Paris pour célébrer ses 110 ans.

Le 23 janvier 2008, Lazare Ponticelli, après le décès de Louis de Cazenave, a néanmoins accepté des obsèques nationales[6] mais à condition que celles-ci soient simples, dédiées à tous les morts de la Première Guerre mondiale. Cependant, il refuse le Panthéon et souhaite être enterré auprès des siens.

Bibliographie

* Nicolas Offenstadt, « Le pays à un héros : le dernier poilu », L’Histoire, n° 320, mai 2007, pp. 25-26.

* Philippe Guyot, Fabienne Mercier-Bernadet, Raymond Muelle et Clément Ragot, Hommage à Lazare Ponticelli, dernier légionnaire garibaldien de la Grande Guerre, Éditions Esprit du livre, coll. « Histoire & mémoires combattantes », Sceaux, 2007, 160 p. + 8 p. d’illustrations, (ISBN 978-2-915960-23-5).

Récit personnel

* Lazare Ponticelli, Ponticelli Frères : les premières années : trois frères, une entreprise, Le Kremlin-Bicêtre, Ville du Kremlin-Bicêtre, 2005, 177 p. + 12 p. d’illustrations, (ISBN 2-9525364-0-6).


http://www.spcm.org/Journal/spip.php?breve10210

 

Jeudi 13 Mars 2008

philippe guistinati


 

 

Hommage sobre au dernier poilu Lazare Ponticelli lundi 17 mars 2008

 

 

Lazare Ponticelli, "homme de paix, modeste et héroïque, (...) italien de naissance et français de préférence" selon les mots de Max Gallo, a reçu un hommage solennel lundi matin aux Invalides. Les obsèques du dernier "poilu" de la Première guerre mondiale, ce simple soldat d'origine italienne mort à 110 ans mercredi dernier, se sont déroulées en l'église Saint-Louis des Invalides, à Paris, en présence du président Nicolas Sarkozy et de l'ensemble du gouvernement, ainsi que de l'ancien chef de l'Etat Jacques Chirac.

Après l'entrée du cercueil de Lazare Ponticelli, recouvert du drapeau français et porté par les légionnaires, avec lesquels il avait combattu, Mgr Patrick Le Gal, évêque des armées, a célébré la messe solennelle en hommage au dernier poilu.

Le soldat avait accepté au dernier moment un hommage de portée nationale, "si c'est dans la dignité". "Pas de tapage important ni de grand défilé. Mais une messe aux Invalides en hommage à mes camarades morts dans cette horreur de la guerre et auxquels j'ai promis de ne jamais les oublier", avait-il déclaré avant sa mort.

Au cours de la cérémonie, un poème composé par des collégiens en son honneur à l'occasion de son 110e anniversaire, a été lu à la demande de Lazare Ponticelli. "Vous souvenez-vous de l'acrostiche que nous avons collectivement rédigé: Ponticelli, P comme paradis que vous rejoindrez, O obstacle que vous avez franchi, N nation que vous avez défendue (...)". "C'est grâce à vous, grâce à tous les poilus que nous vivons dans un pays libre, merci".

Après la lecture de la prière des chasseurs alpins, en italien, un de ses petits-fils, Patrick Large, a évoqué quelques souvenirs personnels de son grand-père: "ton goût immodéré du travail", "ta force de conviction", "ta droiture, tu aimais beaucoup l'honnêteté et tes actions étaient accordées à tes pensées". "Lazare, je t'aime et je te souhaite bonne route".

A l'issue de la cérémonie religieuse, Lazare Ponticelli a reçu les honneurs militaires dans la cour des Invalides, avec côte à côté Nicolas Sarkozy et l'ancien président Jacques Chirac, qui le premier avait souhaité des obsèques nationales.

Une haie d'hommes habillés en tenue de poilus datant de 1915, du symbolique bleu horizon, a encadré le cercueil qui a été placé au centre de la cour des Invalides, alors que Max Gallo prononçait l'éloge funèbre.

"Lazare Ponticelli a offert sa vie et celle des siens à la France, c'est la communauté nationale qui gagne. Sa présence honore ce monument des Invalides qui est au coeur de l'histoire de la Nation", a lancé l'historien, sous le soleil perçant. "C'est parce qu'il est ici, parmi nous, avec tous ceux qu'il représente, que notre histoire est grande".

"Grâce à lui, ses camarades dont il disait qu'ils étaient morts sans considération, emplissent notre mémoire. Entre eux et nous, c'est l'union sacrée", a souligné Max Gallo, établissant un parallèle avec l'oeuvre de l'écrivain italien Primo Levi dans "Se questo e un uomo", sur la Shoah. "Nous n'oublions aucun des camarades de Lazare Ponticelli mais la mort ne gagne pas".

"Lazare Ponticelli, homme de paix, modeste et héroïque, bon et fraternel, italien de naissance et français de préférence, et vivant parmi nous", a conclu Max Gallo. La dépouille du soldat devait ensuite être inhumée, dans l'intimité, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Le président de la République Nicolas Sarkozy devait dévoiler dans l'après-midi une plaque à la mémoire de l'ensemble des combattants de la guerre de 1914-1918 sous le Dôme des Invalides, et prononcer un discours à cette occasion. Les drapeaux à l'Elysée et de l'ensemble des bâtiments publics français étaient en berne. Nicolas Sarkozy avait demandé une minute de silence à 11h qui devait être observée dans les services publics.

 



Hommage à Lazare Ponticelli, dernier légionnaire garibaldien de la Grande Guerre


livre-lazare-ponticelli.jpgAuteur : Philippe Guyot | Fabienne Mercier-Bernadet | Raymond Muelle | Clément Ragot

Date de saisie : 01/02/2008

Genre : Histoire

Editeur : Esprit du livre éditions, Seichamps, France

Collection : Histoire & mémoires combattantes

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-915960-23-5

GENCOD : 9782915960235

Sorti le : 05/12/2007


 

La présentation de l'éditeur

Il est l'un des deux poilus rescapés de la première boucherie du XXe siècle. Lazare Ponticelli, né à Bettola, en Emilie-Romagne, qui vient de célébrer ses cent dix ans, s'est engagé dans la Légion étrangère à seize ans pour servir le pays qui l'avait accueilli...

C'est à l'âge de dix ans que, seul, Lazare Ponticelli rejoint la France, le «paradis» dont il a tant entendu parler, pour fuir la misère de sa province d'origine. Son jeune âge le contraint à se contenter de petits boulots jusqu'à la déclaration de guerre. Il a alors seize ans. Trichant sur son âge, celui qui souhaite se battre pour cette France dont il a fait sa patrie de coeur s'engage dans la Légion étrangère. Il est affecté au 4e régiment de marche du 1er étranger, constitué le 5 novembre 1914, composé exclusivement de volontaires italiens (les garibaldiens) et placé sous le commandement du lieutenant-colonel Giuseppe Garibaldi. Avec son bataillon, Lazare Ponticelli s'illustrera notamment dans les combats meurtriers en Argonne.
La «légion garibaldienne» est dissoute le 5 mars 1915. Lazare est contraint de regagner l'Italie, pour se battre avec les Alpini contre les Autrichiens dans le Tyrol, suite à l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés de l'Entente. Ce n'est qu'en 1920 qu'il est démobilisé et peut enfin regagner Paris.
Avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, l'ancien petit ramoneur fonde, en 1921, l'entreprise Ponticelli Frères, qui se spécialise dans le montage et l'entretien des cheminées d'usines. Seule la période de l'Occupation ralentira le développement de la société. Ponticelli Frères, qui a diversifié ses activités, emploie aujourd'hui plus de trois mille personnes sur ses chantiers, en France et à l'étranger, et jouit d'une dimension internationale.
Les auteurs

Le chef de bataillon (H) Raymond Muette, le lieutenant-colonel Philippe Guyot, Clément Ragot et Fabienne Mercier-Bernadet rendent un hommage collectif à Lazare Ponticelli et au parcours extraordinaire de cet Italien qui rêvait de devenir français.

 


 

Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Dimanche 9 décembre 2007.
Cent dix printemps. Mais aussi cent dix hivers.
Des hivers où, en Emilie-Romagne, sa province natale, la fin tenaille même les plus audacieux. Des hivers à attendre que la France devienne le paradis auquel le garçonnet a tant rêvé. C'est seul, alors qu'il a dix ans, qu'il prend la route, avec aux pieds les chaussures qu'il a lui-même confectionnées, pour trouver un refuge dans ce paradis dont il a tant entendu parler... Des hivers où, abandonnés par les siens, il ne peut compter que sur lui-même. Des hivers dans les tranchées à côtoyer la mort, que ce soit en Argonne contre les Allemands, dans les rangs de la Légion étrangère, ou aux côtés des Alpini, face aux Autrichiens. Des hivers sur les échafaudages, pour que prenne corps le projet d'une société de frères, les Ponticelli. Des hivers tellement longs !

C'est ce cent dixième anniversaire - un âge qui impose le respect - que célèbre aujourd'hui Lazare Ponticelli, entouré de sa famille et de ses amis, dans le Grand Salon de l'Hôtel national des Invalides.
Une salle prestigieuse pour un hôte qui ne l'est pas moins.
Ils sont venus nombreux pour l'honorer.
Le général Dary, gouverneur militaire de Paris, le général Pichot de Champfleury, qui a succédé au général Dary à la tête de la Légion étrangère, le général Rideau, président de la FSALE, la Fédération des sociétés d'anciens de la Légion étrangère, pour ne citer qu'eux.
Certains des invités ont fait le chemin depuis l'Italie, comme le maire de Bettola, commune dans laquelle est né Lazare, mais aussi des représentants des Alpini, parmi lesquels il s'est battu à partir de 1915, contre les Autrichiens.
Tous ont tenu à rendre hommage au symbole, à ce héros ordinaire. Car il ne doit qu'à son âge canonique d'être ainsi l'objet de toutes les attentions. En effet, la Grande Guerre et les Poilus qui y ont laissé leur peau ne font plus recette, hormis dans les écoles - et encore ! - où cette première guerre mondiale est au programme. Il n'est qu'à voir la place que leur consacrent les journaux télévisés ou la presse ! Depuis quelques années déjà, ils peuvent espérer, au mieux, faire l'objet d'un sujet à l'occasion des commémorations du 11-Novembre, au pire, faire la une le jour de leur décès. Comme en Argonne ou à Verdun, l'horizon est bouché.
Il est à craindre que demain, si nous n'y prenons garde, en même temps que s'éteindront ses derniers témoins, la première guerre mondiale disparaisse des mémoires. C'est l'objet de cet ouvrage : un pied-de-nez à l'oubli qui nous gagne tous, qui fait du temps son allié.
Lazare Ponticelli n'est-il pas l'un des deux rescapés de la première boucherie du XXe siècle ? le premier conflit total, dans lequel tous sont engagés, volontaires ou non, jusqu'aux femmes sollicitées pour soutenir «l'effort de guerre». Une guerre totale dont le nombre de victimes parle de lui-même. Des hommes enterrés dans des tranchées de boue, côtoyant chaque jour la «fossoyeuse» qui emporte leurs copains. Qui attendent la nuit pour souffler, se demandant si ce n'est pas la dernière...








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